Zooms sur... ?

- Abandon de notions fondamentales au PCF

 

vous aussi réagissez par email à contact

 

Demandez les !

Recevoir le Programme PRCF et le "Programme-candidat" chez vous...

email : cercle.lenine@alicepro.fr avec vos noms, prénoms et adresse postale

ou par téléphone : 03 21 45 41 88 

Concours

Recommander

Publicité

Les textes théoriques, mais aussi les expériences d’édification du socialisme, nous sont nécessaire pour avoir une idée de ce que nous voulons. Les pays socialistes bureaucratiques avaient des défauts, dont certains très graves, et nous avons beaucoup à en apprendre pour ne pas renouveler leurs erreurs. Mais nous devons aussi nous inspirer de leurs indéniables réussites malgré un important retard initial de développement des forces productives, et un contexte international défavorable, tout en respectant les spécificités françaises pour éviter tout copiage artificiel de ce qui s’est fait ailleurs.   

1) Une République socialiste et démocratique au service des travailleurs
a) Constitution socialiste

Proclamation d’une nouvelle Constitution et d’une République socialiste où l’exploitation capitaliste est déclarée illégale, le pouvoir de la classe ouvrière et de ses alliés garanti. Le pouvoir à tous les niveaux doit être assumé par des assemblées élues au suffrage universel direct, à la représentation proportionnelle. Mandat impératif des élus, révocables à tout moment à la demande d’une majorité des électeurs. Gouvernement désigné par l’Assemblée Nationale et responsable devant elle. Institution de structures donnant aux citoyens le droit de participer à la gestion des affaires de l’Etat à tous les niveaux.

b) Fonctions régaliennes de l’Etat ouvrier
Suppression de l’armée de métier. Statut démocratique du soldat, avec garantie des libertés d’expression et d’association. Election par la classe ouvrière de représentants de cette classe pour diriger la police et la justice. Les juristes et policiers de métiers formés sous le régime précédent doivent mettre leurs compétences techniques au service du nouvel appareil d’Etat et de la nouvelle classe au pouvoir, ou quitter leurs fonctions.  La justice de classe ouvrière doit garantir et respecter dans tous les cas les principes les plus avancés de la justice bourgeoise, à savoir la présomption d’innocence et l’impossibilité de condamner sans preuves. Intégration dans la police d’éventuels comités populaires constitués pour combattre les tentatives contre-révolutionnaires, volontaires mobilisés pour la défense de l’outil de travail etc. L’Etat socialiste étant amené à dépérir jusqu’au communisme, ces rouages de l’appareil d’Etat devront de moins en moins être aux mains de professionnels, et contrôlés de plus en plus directement par la classe ouvrière. Dans le droit commun,  le recours à l’incarcération doit se raréfier, et les longues peines doivent disparaître. L’Etat socialiste doit cependant maintenir en état de marche un appareil répressif qu’il pourra renforcer rapidement (augmentation des effectifs, durcissement légal des peines, simplification des procédures...) pour se défendre en cas de sérieux danger contre-révolutionnaire ou de guerre civile, et ce jusqu'à la disparition totale de l’impérialisme dans le monde.

c) Pluralisme socialiste
Pour éviter les graves inconvénients liés au système de parti unique (carriérisme, opposition anticommuniste interne, absence de soupape de sécurité aux mécontentements lors des situations de crise...),  il importe de maintenir, dans la mesure du possible, une opposition légale libre de critiquer le pouvoir en place, pourvu que le socialisme ne puisse pas être remis en cause,  de la même manière que les démocraties bourgeoises tolèrent les formations politiques anticapitalistes tant qu’elles ne menacent pas sérieusement le capitalisme. Il en va de même de la liberté d’expression  en général, et des journalistes en particulier. Bien évidemment, la liberté de critique est garantie aux citoyens, individuellement ou en assemblée, et aux mêmes conditions.

2) Mode de production socialiste
a) Collectivisation totale de tous les grands moyens de production et d’échange

Cela comprend les grandes unités de production,  les banques,  les sociétés d’assurances,  les médias,  les hypermarchés... Utilisation des compétences techniques des spécialistes du mode de production capitaliste pour améliorer le mode de production socialiste tout en luttant contre leur tendance naturelle à vouloir réintroduire la logique de profit dans les rapports de production. Diminution progressive de l’utilisation de la monnaie dans les échanges, et remplacement progressif de celle-ci par des échanges directs de services sous contrôle de l’Etat. Suppression de la Bourse. Interdiction absolue aux citoyens de posséder un compte bancaire à l’étranger, pour éviter les gels et fuites de capitaux. .

b) Collectivisation des autres secteurs d’activité
La collectivisation de l’agriculture en URSS s’est faite de manière forcée en raison de la nécessité de rattraper rapidement le retard économique considérable du pays. Dans la France d’aujourd’hui, où l’agriculture est excédentaire, il est possible de collectiviser progressivement ce secteur en utilisant le volontariat comme levier essentiel. La transformation des plus grandes exploitations,  actuellement aux mains de véritables capitalistes agricoles, en coopératives démocratiquement autogérées en lien avec le Plan, devrait permettre de montrer les avantages de cette organisation qui garantit, si elle fonctionne correctement, des revenus plus stables, des conditions de travail moins dures, des congés plus long etc. Les échecs du socialisme dans ce domaine doivent nous inciter à la prudence dans la mise en pratique des principes. L’agriculture collectivisée ne doit s’imposer que progressivement, et là où  elle fait la preuve de sa supériorité. Une stratégie identique doit prévaloir dans le domaine de l’artisanat et de la petite entreprise, pourvu que l’Etat socialiste y empêche dès le départ les abus et fasse respecter les droits des travailleurs.   

c) Planification démocratique
La planification dans les pays socialistes a permis des succès spectaculaires du point de vue de l’industrialisation lourde et de l’élévation du PNB,  mais elle s’est ensuite caractérisée par des blocages graves qui leur ont interdit de répondre efficacement à la contre-offensive du capitalisme. Il est impératif de tirer enseignement de ces échecs et de mettre à profit les ressources d’un pays très développé technologiquement comme le nôtre, pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Les choix opérés dans le cadre du Plan ne doivent pas être l’affaire d’un groupe de techniciens et de bureaucrates, mais faire l’objet de véritables consultations populaires. Les critères de planification doivent être quantitatifs et qualitatifs pour éviter la production pléthorique de produits de mauvaise qualité, et améliorer l’environnement. Cela suppose notamment la création de comités de consommateurs chargés d’étudier si un produit donne satisfaction ou non, avec possibilité d’influer sur les choix de l’entreprise. Malgré la disparition des rapports marchands, une entreprise ne doit en aucune manière être assurée d’écouler systématiquement toute sa production si les consommateurs potentiels n’en sont pas satisfaits. Si la concurrence entre entreprises doit tendre à disparaître, et être effectivement supprimée partout où elle est nuisible, elle peut être utilisée, dans un premier temps, par l’Etat socialiste pour empêcher la survie d’unités de production inutiles et artificiellement maintenues par une planification de type bureaucratique. Les entreprises qui sabotent le Plan, intentionnellement ou par négligence, doivent pouvoir être fermées ou restructurées.   

d) Autogestion
Gestion des entreprises par leurs  travailleurs. Celle-ci  doit s’exercer dans le cadre du Plan et permettre d’en affiner l’élaboration et la réalisation. Elle ne remet pas en cause le caractère national de la planification, et doit se faire sous le contrôle de l’Etat centralisé, pour éviter le retour de traits propres au mode de production capitaliste, comme la compétition entre entreprises et la mainmise grandissante des banques sur l’économie, ou que les rétributions versées soient sans rapport avec le travail fourni.

3) Démocratie sociale
a) Plein-emploi
Pas de vraie démocratie sans plein-emploi. Chacun doit  trouver un emploi dans un domaine d’activité de son choix.  Le Plan doit permettre de former et de préparer la réaffectation  les travailleurs employés dans un  secteur en perte de vitesse en évitant les soubresauts et virages brutaux du mode de production capitaliste, qui jettent des millions de travailleurs à la rue au gré des aléas du marché. Les flux migratoires doivent être régulés, en accord avec les pays concernés, pour éviter les brusques fluctuations de main d’œuvre. Si l’appel à des travailleurs immigrés pour combler un déficit de main d’œuvre dans un secteur est décidé,  l’emploi est garanti automatiquement à ces travailleurs, aux mêmes conditions que pour les autres, bien entendu.

b) « A chacun selon son travail »
Ce principe socialiste doit permettre de réduire encore les écarts de revenus de manière générale. Le droit au travail et au logement ne doit cependant pas permettre aux parasites de vivre aussi bien que les travailleurs, faute de quoi la démotivation gagne ces derniers, et la productivité chute tellement que, non seulement la société d’abondance devient inaccessible,  mais des pénuries peuvent s’installer. La rétribution des individus doit dépendre du travail fourni. Il est illusoire de vouloir supprimer du jour au lendemain les stimulants matériels alors que l’intéressement individuel qui caractérise le capitalisme a influencée les comportements humains pendant des siècles. Pour dépasser cela, c’est-à-dire tenir compte de cette réalité tout en travaillant à s’en affranchir, l’utilisation de stimulants matériels collectifs et non monétaires (équipements, loisirs, amélioration des conditions de travail...) doit être privilégiée.

c) Droits des travailleurs
 Dissolution des structures syndicales de collaboration avec le capital, en distinguant soigneusement les différentes structures nationales, et locales, fédérations et branches etc. pour éviter l’amalgame entre les syndicalistes contre-révolutionnaires et les autres. Association directe des syndicats autorisés à la gestion des entreprises. L’intégration des syndicats dans l’appareil d’Etat les a souvent conduits, dans les pays socialistes, à se transformer en purs organismes de gestion qui ne défendaient plus réellement les droits des travailleurs contre les aspects bureaucratiques de la planification. C’est pourquoi une certaine indépendance syndicale par rapport à l’appareil d’Etat doit être maintenue, dans l’intérêt de la planification démocratique elle-même, pourvu que l’activité syndicale ne remette pas en question le socialisme. De même, la suppression du droit de grève au motif que l’Etat socialiste, ne pouvait, par définition, pas prendre de décisions contraires aux intérêts des travailleurs, a favorisé la bureaucratie. Le droit de grève et de manifestation doit être maintenu, sous réserve, là encore, qu’il ne serve pas à attaquer le socialisme.  
 
d) Services publics nombreux et de haute qualité, gratuits ou très bon marché
Monopole d’Etat de l’enseignement public, laïc et gratuit, garantissant un réel pluralisme des idées et une laïcité véritable. Interdiction de tout enseignement privé. Le matérialisme dialectique, en tant que forme la plus aboutie de démarche scientifique, doit irriguer tout l’enseignement, sans que l’on fasse pour autant du marxisme une discipline spécifique en même temps qu’une philosophie officielle. Tous les courants de pensée doivent être enseignés (ce qui exclut, bien entendu, les doctrines prônent la haine et l’exclusion, tout comme dans l’enseignement laïc des démocraties bourgeoises).  Le matérialisme dialectique doit s’imposer progressivement en faisant la preuve de sa supériorité dans l’analyse concrète des situations concrètes,  et non comme un bréviaire dont on ferait retenir par cœur des formules aux élèves. Gratuité pour les transports en commun entre le domicile et le lieu de travail,  faible prix des transports en commun routiers. Gratuité totale de la justice. Suppression de l’exercice libéral de la médecine par l’intégration dans la fonction publique de l’ensemble des médecins et infirmiers. Collectivisation du secteur de la santé en fonctionnarisant l’ensemble de ses acteurs, intégration du parc des cliniques privées dans l’hôpital public, recrutement des médecins selon le même régime que pour les enseignants, barèmes nationaux pour la grille des salaires. Accès à la propriété du logement lorsque le total des loyers versés dépasse la valeur du logement occupé.

e) Sport et culture de masse
Développement par l’Etat des pratiques sportives en rupture avec les logiques de la compétition-spectacle. Interdiction du sport professionnel. Revenu versé par l’Etat pour les sportifs de haut niveau. Culture de masse à des prix symboliques. Possibilité pour les artistes qui le souhaitent d’être salariés par l’Etat. Garantie de la liberté de l’artiste et non-intervention des autorités dans le contenu des oeuvres tant qu’elles ne bafouent pas la dignité humaine. Interdiction de la publicité commerciale. 
   
4) Internationalisme prolétarien
a) Le camp socialiste
Une France socialiste ne pourrait tenir longtemps tête seule à tous les impérialismes. La grande URSS, en dépit des ressources immenses dont elle disposait, a eu toutes les peines du monde à se maintenir avant de sombrer. Une politique extérieure socialiste ne peut se concevoir que si plusieurs pays d’Europe passent eux-mêmes au socialisme. La constitution d’un camp socialiste fort, solidaire et cohérent, mais dans lequel aucun pays n’impose ses vues aux autres, et où les spécificités propres à chaque nation sont respectées, est une condition nécessaire à la victoire finale du communisme, ainsi que le renforcement constant et rapide de ce camp par l’extension de la révolution.  
 
b) La question de la paix
L’impérialisme a toujours eu recours à la guerre ou aux menaces de guerre pour empêcher l’extension de la révolution prolétarienne. Il est hors de question de renoncer à la révolution mondiale au prétexte que l’impérialisme ne la tolérerait pas sans tout faire sauter, puisque la guerre inter-impérialisme s’en chargera si la révolution mondiale ne triomphe pas. Cependant,  il serait suicidaire de prendre à la légère les menaces de l’impérialisme et de ne pas en tenir compte.  Le camp socialiste devra donc mener des actions en faveur du désarmement nucléaire, chimique et bactériologique, de l’interdiction des dispositifs d’attaque par surprise, de la dissolution de l’OTAN, des relations de coexistence pacifique entre tous les Etats, contre la politique impérialiste d’ingérence dans les affaires intérieures d’autres Etats, contre le prétendu « droit d’ingérence »,  soutenir l’ONU tant qu’elle respecte les souverainetés nationales, et informer le plus largement possible sur ces actions,  notamment grâce aux partis communistes des pays impérialistes. D’autre part, l’agressivité maintes fois vérifiée de l’impérialisme exclut tout désarmement unilatéral, même partiel. Quant aux possibilités de désarmement bilatéral, elles n’existeront que quand plusieurs pays militairement forts seront passés au socialisme.

c) Les échanges
Echanges prioritaires avec les autres pays socialistes ou se réclamant du socialisme. Relations mutuellement avantageuses et justes avec les pays pauvres sur les plans économique, commercial, scientifique et culturel. Dans ces deux cas, les prix du marché capitaliste n’ont plus cours.  Aide technique aux pays pauvres,  y compris pour la nationalisation éventuelle dans de bonnes conditions des firmes françaises par les pays qu’elles ont contribué à piller (cas d’Elf-Aquitaine en Afrique), et leur bon fonctionnement ultérieur. Les échanges avec les pays capitalistes développés doivent être maintenus dans toute la mesure du possible. Rompre les relations économiques avec un pays comme la France coûterait aux impérialistes beaucoup plus cher qu’avec la Russie de 1917, par exemple. Le maintien des relations commerciales avec les grandes entreprises des pays capitalistes à des conditions mutuellement avantageuses est une des conditions du maintien de la paix.

Une fois les conquêtes sociales préservées dans le cadre national, il faudra aller plus loin.. D’abord parce que pour passer au socialisme, un certain degré de développement et une classe ouvrière forte sont des atouts précieux. Le véritable début de « tiers-mondisation » qu’a subi la société française, l’affaiblissement de la classe ouvrière de ce pays (qui compte tout-de-même encore près de 6 millions de « cols bleus » au sens le plus étroit du terme), ont précarisé ou marginalisé une grande partie de la population, pratiquement perdue pour les luttes à l’heure actuelle. Ensuite, il est plus facile pour les communistes de poursuivre leur politique d’alliances en commençant à  redistribuer les  richesses et à le revivifier tissu social dans le  cadre capitaliste. Mais il serait  illusoire de croire que la vraie justice sociale est possible  sous le capitalisme !  La résistance inévitable et dure du capital aux mesures de progrès social montrera a contrario, à tous nos alliés conséquents, la nécessité de passer au socialisme ensuite.

1) Viser la disparition du chômage
a) Relance de la production en France

Redémarrage des productions sabotées par le capital et ses intérêts financiers, dans l’industrie et dans l’agriculture. Relance géographiquement équilibrée, notamment de l’industrie lourde (chimie, métallurgie), de l’industrie textile par la participation de l’Etat. Arrêt des aides financières publiques à des entreprises privées sans droit de regard et d’intervention de l’Etat dans leur gestion. Versement des allocations chômage tant que le travailleur privé d’emploi n’aura pas retrouvé une embauche équivalente à sont précédent travail
Dénonciation des concessions d'exploitation accordées à des sociétés étrangères, et création d'entreprises sous propriété nationale, démocratiquement constituées et contrôlées par leur propriétaire, la Nation, pour exploiter toutes les ressources de notre sous-sol qui nous sont nécessaires (cela éviterait par exemple que se renouvellent des vols comme celui du minerai de fer lorrain commis à grande échelle par les capitalistes franco-allemands, au moyen de galeries forées à partir de puits sarrois, alors même que les voleurs obtenaient, du reste très facilement, du gouvernement à leur service la fermeture des mines de Lorraine).

b) Développement  des entreprises et services publics
Renationalisations  sur les bases des nationalisations de 1945. 100% du capital des services publics à l’Etat, y compris pour les ex-sous-traitants privés. Nationalisation de tout le système bancaire et de crédit, des compagnies d’assurance, du réseau de distribution de l’eau, des firmes d’armement, de tous les monopoles et secteurs-clés de l’économie sans indemnités pour les gros actionnaires. Indemnisation des petits et moyens actionnaires sur la base de leur acceptation des nouveaux critères de gestion qui régiront alors les entreprises publiques. Création de tous les emplois statutaires nécessaires au bon fonctionnement des services publics. Obligation de fonctionnement de tout le secteur nationalisé selon des critères de service public, de qualité et bon marché, et non de rentabilité financière pour éviter les nationalisations en trompe-l’œil des années 80. Gestion démocratique des entreprises publiques associant à tous les niveaux, de manière tripartite, le représentant de l’Etat, des usagers et des salariés ; Gratuité totale des soins. Développement des transports en commun. Aide aux régions sous-développées.

2) Vers la démocratie sociale
a) Répartition plus équitable des richesses
 Suppression de l’avoir fiscal, de la TVA, de la plupart des impôts indirects. Relèvement des taux d’épargne populaire. Augmentation dégressive des salaires au bénéfice des revenus les plus modestes. Suppression des revenus parasitaires de la bourgeoisie : jetons de  présence, frais généraux, commissions, dividendes etc. Augmentation du montant des pensions et allocations. Interdiction des zones franches. Baisse des loyers. Ecart des revenus de 1 à 5 après impôt.

b) Renforcement des droits des travailleurs
  Garantie et amélioration des conventions collectives et des statuts. Droit à la formation continue sur le temps de travail.  Droit d’organisation et d’expression des partis politiques sur le lieu de travail. Elargissement des attributions économiques et sociales des Comités d’Entreprise, donnant aux salariés un droit de contrôle effectif sur les orientations, le fonctionnement, les résultats et les comptes de l’entreprise. Interdiction  des discriminations sexistes et  racistes dans l’embauche, la progression de carrière et le salaire : la reprise de la marche à l’égalité de l’homme et de la femme, notamment, passe par l’égalité de salaire pour le même travail, sans laquelle toutes les mesures comme la parité des élus ne sont que des leurres.  Intégration des crèches dans les entreprises. 

c) Une école de qualité pour tous
  Triplement de la contribution des employeurs à la formation initiale. Plafonnement des effectifs à 20 élèves par classe. Renforcement des horaires des disciplines fondamentales dans le secondaire, notamment en Français. Enseignement de la philosophie en seconde. Enseignements artistiques (musique et arts plastiques) obligatoires jusqu’au bac et au brevet d’études professionnelles, et horaire porté à trois heures hebdomadaires dans ces disciplines, sauf dans les filières spécialisées.  Horaire hebdomadaire de l’EPS porté à cinq heures. Allongement d’un an de la durée des études secondaires pour permettre aux élèves de suivre tous le enseignements optionnels souhaités sans trop alourdir leur emploi du temps. Multiplication des passerelles pour faciliter les réorientations. Elaboration des programmes en réelle concertation avec les enseignants. Formation éveillant l’esprit critique quelle que soit la voie choisie. Lutte contre le formatage de la pensée quelle que soit la voie choisie, et tout particulièrement dans les études de journalisme, de droit, dans la formation des policiers et des militaires.  Encouragement de la recherche pédagogique libre, de l’innovation pédagogique et du travail en équipe sans que cela soit prétexte à imposer une pédagogie officielle, à dévaluer la transmission des connaissances ou le compétences disciplinaires. Sur la base des connaissances en sciences sociales et psychologiques, la réflexion sur l’éducation des enfants, la vie sexuelle et affective, sera enseignée aux jeunes gens dans le cadre de leur scolarité secondaire. Des services d’aide psycho-pédagogique aux parents seront créés ou développés. Le travail scolaire sera valorisé. Un service public de qualité sera mis à la disposition des enfants et adolescents autistes. Valorisation de l’engagement civique, politique, syndical, collectif et associatif au même titre que l’autonomie et l’esprit d’initiative. La mémoire, la protection du patrimoine culturel, la diffusion des connaissances scientifiques, le respect dû à la Résistance antifasciste et aux combattants du progrès social, la connaissance critique de l’histoire nationale et mondiale, la mise en valeur du travail et des travailleurs seront encouragés et serviront de points d’appui pour développer le goût des jeunes générations pour la paix, la justice, l’égalité, le progrès, la création, le travail, le bonheur, la solidarité humaine et la liberté. 

d) Démocratisation des soins et du système de santé, amélioration de la protection sociale
Gratuité des soins. Prise en charge progressive de la totalité des soins des vieillards dépendants. Mise en place d’un service public (maisons de retraites médicalisées et soins à domicile) sous responsabilité publique et nationale. Visite médicale gratuite mensuelle pour tous. Développement de l’hôpital public, avec allocations de toutes les ressources nécessaires en effectifs,  matériels et financements. Plan national, en concertation avec les syndicats de médecins, les universités et les syndicats étudiants, pour la formation et l’installation de milliers de médecins et de professionnels de santé dans les régions et les spécialités déficitaires. Nationalisation de l’industrie pharmaceutique et des autres complexes médico-industriels. Passage des congés de maternité à six mois. Développement de la Protection Maternelle Infantile. Création de toutes les places nécessaire en crèche. Election démocratique des caisses de Sécurité Sociale et organismes équivalents, uniquement constitués de représentants élus par les salariés.

e) Politique de logement favorable aux classes populaires
 Suppression de l’aide de l’Etat aux logements de luxe et augmentation des aides à la construction de logements sociaux. Des centaines de milliers de logements sociaux seront construits ou rénovés. Interdiction de la spéculation immobilière chassant les travailleurs des centres-villes. Réquisition des logements vides et immeubles de standing attribués aux travailleurs pour des loyers modiques. Relèvement de l’APL. Emprunts à faible taux pour l’accession des familles modestes à la propriété. Exonération des offices HLM de toute taxe. Contribution des compagnies de BTP au financement des travaux dans le logement social. Loi imposant la transparence dans la passation des marchés. Les architectes doivent redevenir indépendants des entreprises de bâtiment. Normes de qualité pour les HLM et interdiction de construction de grands ensembles risquant d’évoluer en ghettos. Plan national de construction des équipements et services sociaux nécessaires dans les cités populaires. Représentation majoritaire des locataires dans les conseils d’administration des organismes de gestion des logements populaires. Développement d’un nouvel urbanisme au service du peuple et du lien social (création de places, d’espaces favorisant la rencontre et le débat). Nationalisation, départementalisation ou municipalisation (selon les cas) de tous les lieux d’accueil pour le tourisme populaire (campings, VVF, gîtes etc.). Baisse et indexation des prix de séjour sur les revenus.

f) Développement des transports en commun, amélioration des conditions de travail des salariés du transport routier
 Politique de renforcement du rail au détriment de la route : ouverture de lignes nationales, régionales et de banlieues en nombre suffisant, à partir d’études sur les besoins des usagers. Développement du ramassage par bus et cars. Politique tarifaire rendant les transports en commun accessibles à tous. Développement réel - c’est-à-dire ne portant pas sur des proportions symboliques du flux de marchandises - du ferroutage, de manière à réduire de moitié au moins le transit des poids lourds. Nationalisation des autoroutes. Réhabilitation de la circulation par voie navigable, limitation de la circulation des poids lourds à un réseau limité d’axes dédiés. Amélioration substantielle des conditions d’emploi, de salaires et de travail des salariés de la route et des camionneurs indépendants. 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus