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Les insupportables injustices générées par le capitalisme n’ont bien sûr pas commencé avec Maastricht ! Croire que le simple retour au cadre national résoudrait  tous les problèmes, notamment ceux qui appellent des solutions  urgentes, serait une grave erreur. Beaucoup d’injustices criantes sont dues au mode de production capitaliste  et au pouvoir de la bourgeoisie dans le cadre national, et à la mondialisation impérialiste, qui dépasse naturellement le cadre européen.
Dans la foulée du large rassemblement populaire contre l’Europe de Maastricht, il deviendra possible de remonter à la racine des problèmes et de mener une offensive résolument anticapitaliste. Le cadre de ce rassemblement populaire est très large  centré sur le combat de classe des travailleurs salariés ‘appel au rassemblement populaire s’adresse également aux artisans, paysans travailleurs, petits commerçants et petits entrepreneurs, à la majorité des membres des professions libérales et de santé, à la majorité des intellectuels et des créateurs qui refusent de voir la culture s’engloutir dans « les eaux glacées du calcul égoïste » (Marx). Ne sont exclus du rassemblement populaire que les tenants du capital financier, les grands actionnaires capitalistes, leurs commis politiques, leurs relais idéologiques et médiatiques.
1) Démocratisation des institutions
a) Abrogation de la Vème République.
Fort justement critiquée pendant longtemps par ceux qui se réclamaient de la gauche, la Vème République est une monarchie élective mise en place par De Gaulle pour éloigner le peuple des leviers de décisions et fournir à la bourgeoisie les moyens d’imposer les mesures les plus impopulaires. La sortie de l’Europe supranationale présente fort peu d’intérêt s’il s’agit seulement de se replier sur ces bases.
b) Promulgation d’une nouvelle constitution
Une nouvelle Constitution s’inspirant des principes démocratiques de celle de 1793, de 1946, sera soumise au peuple. Y seront réaffirmés les principes de souveraineté nationale et populaire, de centralisation de l’Etat, de laïcité de l’école et de l’Etat (séparation totale d’avec les Eglises, interdiction de tout financement public pour l’entretien et la construction de lieux de culte), le droit au travail, au logement, aux soins médicaux, à l’éducation, à la culture, aux loisirs, à la retraite, à une vieillesse entourée de soins et du respect de la collectivité, à un environnement sain, l’égalité de tous les citoyens devant la loi et leur égal accès aux conditions sociales de l’épanouissement personnel, le principe de l’élection à la proportionnelle de toutes les instances électives, la révocabilité de tous les élus en cas de manquement aux promesses.
Election du Président de la république par le Parlement. Gouvernement désigné par l’Assemblée Nationale et responsable devant elle. Exercice du pouvoir législatif réel par le Parlement. Dispositions garantissant à l’exécutif la possibilité d’appliquer pleinement les lois votées par le Parlement.
Suppression du Sénat, remplacé par une assemblée élue représentant les travailleurs salariés, indépendants, étudiants et retraités.    .
  La démocratie directe et participative sera encouragée à partir des lieux d’habitation, des campus et des entreprises. Discussion du projet de budget de l’Etat par les citoyens très en amont de son adoption par le Parlement, avec tous les moyens modernes.
Institution du référendum d’initiative populaire.
Droit de vote et d’éligibilité dans les scrutins locaux pour les travailleurs immigrés, et possibilité d’extension de ce droit à toutes les élections sous réserve de réciprocité avec les Etats d’origine si leurs ressortissants en France ne sont pas des réfugiés politiques,  et de participation au service militaire national.
2) Secourir les plus menacés
a) Aide d’urgence aux sans-logis et sans ressources
Loi pour le droit au logement, effectif et imprescriptible. Réquisition des appartements et bureaux vides nécessaires à l’application de cette mesure. Interdiction du surloyer, des coupures de gaz, d’eau et d’électricité, des saisies et expulsions des familles en difficulté financière. Rétablissement du 1% patronal pour le logement social. Allocation mensuelle minimale de 4500 F pour les foyers et personnes sans ressources. Utilisation des stocks de produits alimentaires pour aider les familles les plus pauvres. Suppression des impôts sur les revenus inférieurs au SMIC. Couverture sociale pour tous, notamment pour les jeunes n’ayant jamais occupé d’emploi,  dès leur inscription à l’ANPE, et les jeunes handicapés dès leur admission à l’AAH. Suppression de la notion de « fin de droits ».   
b) Aide aux chômeurs
 Réinsertion des chômeurs dans des emplois correspondant à leur qualification et formation gratuite de ceux n’ayant aucune qualification dans le secteur-clé de leur choix. Revalorisation substantielle (80% du SIMC) et extension des indemnités de chômage. Recensement de tous les chômeurs. Abolition des mesures permettant de les faire disparaître des statistiques et de ne plus les indemniser. Restructuration de ANPE. Réglementation stricte de l’intérim et réintroduction du CDI comme norme (78% des emplois dans la grande distribution sont actuellement des CDD). Gratuité des transports publics pour les chômeurs dans leurs recherches d’emploi.
c) Fin de la chasse aux immigrés
Abrogation des lois Pasqua, Chevènement et Sarkozy. abolition de la double peine. Régularisation de tous les travailleurs immigrés présents sur le sol français, démantèlement des filières d’immigration clandestine. Nationalisation sans indemnités des entreprises utilisant de la main-d’œuvre clandestine. Facilitation de l’accès à la nationalité française pour les personnes volontaires.
d) Protection de la jeunesse
   Abrogation de toutes les dispositions permettant de recruter les jeunes travailleurs en dérogeant aux dispositions générales (« emplois-jeunes »...). Reconnaissance des qualifications. Intégration des apprentis et jeunes sous contrat dans les effectifs de l’entreprise. Rétablissement du statut d’étudiants-salariés. Application du droit du travail dans les emplois peu qualifiés généralement occupés par des jeunes,  notamment dans la restauration et les Centres d’Aide par le Travail. Doublement des bourses et suppression  des droits d’inscription à l’université : beaucoup d’étudiants sont obligés de vendre leur force de travail dans des conditions désastreuses et d’aller à la soupe populaire, appelée aujourd’hui « Restaus du cœur », pour survivre, et la proportion d’enfants d’ouvriers ayant accès aux études supérieures est en diminution depuis plusieurs années !  Fin du harcèlement policier contre les jeunes. Affectation de la Brigade Anti-Criminalité à de véritables tâches de lutte contre le crime. Création de structures éducatives appropriées en nombre suffisant pour tous les élèves violents.  Retour à la loi de 45 sur la protection des mineurs. Droit aux vacances effectivement assuré et stimulé notamment pour les jeunes des milieux défavorisés. Sollicitation des profits de l’industrie touristique pour développer largement le tourisme social.

3) Combattre les principes de fonctionnement capitalistes et les dérives qui en résultent
a) Remise en état de l’Education Nationale et de la recherche

 Embauche des personnels nécessaires. Résorption totale et définitive de la précarité. Gratuité réelle de l’enseignement, ce qui suppose notamment celle des fournitures scolaires, y compris et surtout dans les filières techniques et professionnelles (où elles sont particulièrement coûteuses alors qu’on y retrouve d’abord les enfants de milieux modestes) et des transports scolaires, la suppression des droits d’inscription à l’université. Renforcement du prestige social et de l’autorité des maîtres, y compris par l’application effective de sanctions positives ou négatives. Suppression des « maîtres-directeurs ». Plafonnement des effectifs à 25 élèves par classe. Création de toutes les structures d’accueil appropriées pour les élèves en grande difficulté scolaire ou psychique. Loi sur l’enseignement supérieur mettant fin à la concurrence entre les universités, qui seront invitées à travailler en réseaux.  Fin de la décentralisation de la construction et de l’entretien des établissements scolaires, et démarrage d’un plan national de construction et de rénovation. Rétablissement du mouvement national des mutations. Caractère national pour tous les concours. Suppression des subventions à l’enseignement privé. Création de sociétés d’édition publiques dépendant de l’Education Nationale pour les manuels et logiciels éducatifs. 3% du PNB et 5% du chiffre d’affaire des entreprises obligatoirement consacré à la recherche. Réorientation de la recherche militaire vers le civil.

b) Lutte contre les logiques marchandes dans les domaines culturel et sportif
 Développement des enseignements artistiques et sportifs à l’école. Politique nationale d’aide à la création artistique.  Plafonnement des dépenses promotionnelles grâce auxquelles les grandes entreprises de production, notamment étasuniennes, écrasent leurs concurrents. Réglementation et limitation sévère  de la publicité commerciale, ouverte ou  déguisée en aide « humanitaire ». Notamment, suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques, compensée par la création d’un impôt sur l’audiovisuel indexé sur les revenus publicitaires des médias privés. Nomination d’un organisme chargé de garantir le niveau culturel et le caractère éducatif des émissions de télévision, et d’empêcher la médiatisation de la vie privée, les jeux dont le principe consiste à humilier les candidats etc. Il faut favoriser l’accès très large aux événements culturels de toute nature (y compris classiques) : promotion, proximité, politique des prix. Il faut cesser d’entretenir la ligne de rupture culturelle entre Paris et la Province, couvrir le territoire de salles de spectacles et encourager le milieu artistique à conquérir des publics bien au-delà de l’élite culturelle parisienne. Il faut promouvoir une véritable recherche culturelle. Plafonnement des dépenses des clubs sportifs et des revenus des sportifs professionnels afin de pouvoir subventionner les petits clubs amateurs qui, eux, n’ont aucun moyen de survie sans argent.  Développement de nouvelles installations sportives publiques à conditions d’accès démocratique. 

c)  Remise en état du système public de santé
Développement d’un grand service de médecine préventive : médecine du travail autonome par rapport au patronat, protection maternelle et infantile, médecine scolaire. Embauche des personnels nécessaires au bon fonctionnement des hôpitaux. Retour à la solidarité entre les branches maladie, vieillesse et famille. Mise en place de bourses exceptionnelles pour les étudiants les plus pauvres afin de rendre attractives les filières médicales (ces études requièrent un temps de présence trop important pour  exercer en plus une activité salariée, ce qui en réserve l’accès aux étudiants aisés, et limite les vocations).  Abrogation des ordonnances de 1967 sur la Sécurité Sociale et de toutes les mesures restrictives prises par la suite. Impulsion d’une politique visant à terme la gratuité totale des soins : suppression du forfait hospitalier, des « déremboursements » sur les médicaments et les soins etc. Augmentation des taux de remboursement des soins médicaux, dentaires, des prothèses, lunettes, lentilles de contact. Généralisation du tiers-payant. Contrôle par l’Etat des prix pratiqués par les laboratoires pharmaceutiques et les fabricants de prothèses et aides techniques pour les handicapés. Révision du Tarif Interministériel des Professions de Santé afin d’intégrer l’innovation technologique pour le matériel médical. Extension du statut Affections de Longue Durée aux maladies orphelines. Conventionnement obligatoire des médecins et interdiction du dépassement d’honoraires. Suppression des lits privés dans les hôpitaux publics. Taux d’indemnité journalière du congé de maternité et de maladie à 100%  du salaire. Politique de prévention renforcée par rapport aux drogues, légales ou illégales. Retour aux soins psychiatriques réels et suppression de l’utilisation systématique de traitements chimiques au détriment des soins par la parole. Rétablissement du diplôme d’infirmier en psychiatrie, avec un contenu amélioré. Suppression de la logique comptable dans le fonctionnement des hôpitaux. Accès pour tous à toutes les formes de thérapies et humanisation des soins. Interdiction de la brevetabilité du génome humain.

d) Amélioration du traitement social du handicap
 Doublement des amendes pour les entreprises et les collectivités locales qui violent la loi de 87 en faveur de l’emploi des handicapés, fin de la confusion entre ressources des handicapés et prestations relatives à la compensation du handicap, relèvement de l’AAH à 80% du SMIC, avec pour perspective 100%, plan de lutte contre la maltraitance dans certains établissements spécialisés, allocation unique de compensation prenant en compte tous les surcoûts occasionnés par un handicap ou un état de dépendance, développement de l’accessibilité des logements aux handicapés, aux frais des bailleurs, lancement d’une concertation à tous niveaux, des communes à l’état, avec les associations représentatives des handicapés, pour un calendrier de mesures assurant l’égalité dans l’éducation, l’emploi et la formation, et une meilleure qualité de vie dans tous les domaines (santé, logement, transports, circulation, urbanisme, loisirs, exercice de la citoyenneté).  
  

e) Renouveau de  l’agriculture et du monde paysan, de la pêche, de l’environnement
Le recours exclusif à l’agriculture intensive se fait au détriment de l’environnement, de la qualité des produits de la terre et de celle de la viande, et accroît l’intensité du travail paysan et dégrade l’environnement. Il faut revenir à une agriculture plus extensive et moins productiviste.
Réduction des importations. Suppression des quotas et montants compensatoires. Renationalisation du Crédit Agricole, alors chargé prioritairement du financement de l’agriculture et d’accorder des prêts à faible taux aux jeunes agriculteurs. Réforme démocratique du fonctionnement des coopératives. Réforme des Sociétés d'Aménagement foncier des Exploitations rurales (SAFER) pour placer leurs Conseils d'Administrations sous le contrôle des élus du peuple et des travailleurs de la terre, et pour orienter leur fonctionnement vers la reconstitution d'entreprises agricoles à la mesure de l'exploitation familiale, vers la location des exploitations réaménagées plutôt que vers leur vente. Lutte contre la désertification rurale.
 Extension des compétences des communes et des cantons en matière économique faite de manière à permettre aux communes et aux cantons de promouvoir les activités de transformation artisanale et industrielle des produits de l'agriculture communale et cantonale de telle manière que le produit ne quitte le territoire cantonal qu'après que le travail effectué sur place y ait incorporé la plus haute valeur possible.
 Interdiction des cumuls de terre ; mise en application du principe « la terre appartient à qui la travaille de ses mains », avec droit pour les travailleurs de la terre de faire valoir leurs intérêts économiques, sociaux et culturels au moyen des acteurs économiques associatifs, mutualistes et coopératifs qu'ils constitueront et dirigeront eux-mêmes.
 Relance de la pêche côtière. Application du principe « pollueur-payeur » et action pour son extension au niveau mondial. Contrôle systématique des rejets et déchets des entreprises industrielles, et politique d’urbanisation aussi exigeante pour l’industrie et la distribution que pour la construction de logements. Développement de la recherche et de la mise en place d‘énergie renouvelable. Suppression des panneaux publicitaires le long des axes routiers.

f) Remise en marche d’un réseau dense de communication au service du peuple
Lancement d’une politique de réouverture des petites gares, lignes ferroviaires, bureaux de postes, boîtes aux lettres etc., fermés pour cause de « rentabilité insuffisante ». Renforcement des transports publics de banlieue, et baisse de leurs tarifs. Suppression des avantages concédés aux entreprises sur les particuliers, et des activités de sous-traitance privées : les services de courrier rapide, de restauration dans les trains etc. doivent redevenir publics. Interdiction des péages d’autoroute en zone urbaine. Augmentation du péage pour les transporteurs privés et pour les voitures de luxe sur les autres autoroutes.

g) Augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs et amélioration des conditions de travail
SMIC à 9000 F nets mensuels sans salaire inférieur, comme base du système de rémunérations (point 100). Rattrapage en une législature des 20% de pouvoir d’achat des salaires (11% pour les retraites) perdus en 20 ans avec le plan Delors. Rétablissement de l’échelle mobile des salaires. Rétablissement du contrôle des prix par l’Etat. Augmentation du montant des allocations familiales et versement dès le premier enfant. Transformation de tous les emplois précaires ou temporaires et emplois statutaires ou conventionnels à durée indéterminée. Interdiction effective des licenciements collectifs sans reclassement préalable dans des emplois équivalents. Rétablissement de l’autorisation administrative de licenciement. Interdiction du travail de nuit pour toutes les activités où il n’est pas absolument nécessaire. Promulgation d’une loi réduisant les cadences de travail à la chaîne et tous les travaux répétitifs. Interdiction de l’imposition du travail à temps partiel et le week-end. Assouplissement des procédures de passage du temps partiel au temps complet. Aménagement obligatoire des conditions de travail pour les femmes enceintes. Renforcement des pouvoirs des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Droit à la formation sur 10% du temps de travail, payée par l’employeur.
 
h) Fin de la criminalisation de l’activité syndicale, respect des droits des travailleurs
 Interdiction de licencier les délégués syndicaux. Développement de l’inspection du travail de manière à lui permettre d’effectuer réellement toutes ses missions. Rétablissement du droit syndical dans les PME de 5 à 49 salariés (obtenu lors du grand conflit de 1968). Libre fonctionnement des syndicats dans les entreprises, pleine reconnaissance de la liberté syndicale (affichage, circulation de journaux et documents, réunions sur le temps et lieu de travail, déplacement des délégués). Garantie du droit de grève, abolition de tous les textes de loi y portant atteinte ou lui imposant des limitations. Interdiction du lock-out.

i) démocratisation de la justice
Valorisation, dans la législation de l’être humain et  du travailleur, et non plus du profit et de la propriété capitaliste. Education de masse aux principes juridiques. Mise à la disposition des juges des moyens de travailler plus rapidement à partir de critères démocratiques et transparents. Indépendance de l’institution judiciaire envers l’exécutif et les pouvoirs financiers. Subordination réelle de cette institution au peuple souverain.

j) Lutte contre le fascisme et les ferments de fascisation du pays
 Application stricte des principes constitutionnels et lois interdisant toute propagande raciste. Interdiction des associations enfreignant ces lois et principes. Epuration des corps de l’état de leurs éléments racistes et fascisants. Dissolution des groupes communautaristes appelant à l’oppression sociale, à la haine religieuse, à la discrimination sexuelle ou à l’exclusion nationale. Stricte limitation des missions de la police à la protection des biens et des personnes. Dissolution des Compagnies Républicaines de Sécurité, des escadrons de gendarmerie mobile, de la légion étrangère, et milices privées. Intégration des polices municipales à la police nationale après formation et sélection. Répression tournée en priorité contre le grand banditisme, le trafic de stupéfiants et d’être humains, la corruption politique et économique. Prise en charge de tout ou partie des frais de justice pour les particuliers selon leurs revenus. Réforme de la justice supprimant les dispositions permettant des inégalités de traitement au bénéfice de la bourgeoisie. Embauche des personnels nécessaires pour accélérer les procédures. Modification du code pénal permettant d’augmenter sensiblement le nombre de peines de substitution à l’incarcération. Réforme du système carcéral mettant fin à toute incarcération dans des conditions indignes, à toute pratique humiliante, et permettant la gratuité totale de l’incarcération. Libération des prisonniers pour activisme de gauche, dont les conditions de détention sont inacceptables et inhumaines. Garantie du droit d’asile à tous les réfugiés politiques.
 
k) Démocratisation de l’information
 La majeure partie de l’information en France est aujourd’hui directement contrôlée par la grande bourgeoisie. Il est impossible de démocratiser le pays sans mettre fin à cette situation,  tant les grands médias sont devenus les porte-parole des intérêts du grand capital. Toute tentative pour remettre sérieusement en question la mainmise du grand capital sur la société se heurterait à une immense campagne médiatique réactionnaire. C’est pourquoi l’assainissement du « quatrième pouvoir » est  urgent et  nécessaire. Il faut, de plus,  en finir avec la dictature de l’audimat qui s’exerce au détriment de la qualité des programmes :  
Nationalisation et remise aux grands courants d’opinion des monopoles capitalistes de l’information et des titres de presse jouissant d’un  monopole régional,  selon l’exemple des ordonnances  de  1945 sur la presse.
Plafonnement des salaires des journalistes et interdiction du cumul de la profession de journaliste avec tout emploi au service des grands groupes capitalistes (consultant, analyste financier, conseiller en communication etc.).
 
l) Renouveau de la distribution de proximité
 Fin de la prolifération des très grandes surfaces commerciales. Interdiction des pratiques d’intimidation et de chantage vis-à-vis des distributeurs pour casser les prix. Prix de vente minimal fixé par l’Etat pour aider les petits commerces. Mise en place par l’Etat, les banques nationalisées et le secteur public, d’une politique adaptée (formation, fiscalité, redéfinition du code des marchés publics...), pour développer le commerce de proximité, de l’artisanat et des petites entreprises indispensables dans la vie quotidienne des  Français.

m) Sauvetage du patrimoine immobilier de  la Françe
 Réglementation stricte des possibilités d’achat d’immobilier en France par des investisseurs étrangers, groupes ou particuliers, afin d’éviter notamment que des zones entières de la campagne française ne soient confisquées et réaménagées par la grande bourgeoisie européenne à son seul profit. Interdiction de la vente du patrimoine immobilier historique à l’étranger.

n) Rupture avec la mondialisation  impérialiste 
Sortie de la France du G8 et de l’OMC. Annulation de la dette des pays pauvres vis-à-vis de la France. Soutien aux peuples victimes d’agressions impérialistes effectives ou en préparation  (ce qui ne signifie pas nécessairement approbation des régimes en place), notamment au peuple palestinien et à l’Intifada, et politique d’opposition résolue à l’impérialisme US. Normalisation complète des relations avec Cuba. Constitution d’un front des pays opposés à l’impérialisme sur la base de la défense des souverainetés nationales. Développement d’échanges directs de marchandises pour commercer avec l’extérieur sans passer par le dollar. Limitation du poids des marchés internationaux et notamment des fonds de pension dans le financement de l’économie nationale - pour aller à terme vers la suppression de ce poids.
A l’ONU, la France exercera son droit de veto contre les entreprises impérialistes d’où qu’elles viennent. Elle agira pour la démocratisation radicale de l’ONU et le transfert des pouvoirs du conseil de sécurité à l’Assemblée Générale des Nations-Unies en dehors de toute pression des USA et de l’UE. la levée immédiate des mesures d’embargo contre Cuba socialiste, la Libye, la Corée populaire etc., le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la fin de la course aux armements. Permission aux territoires et départements d’outre-mer, vestiges de notre passé colonial, de disposer de leur destin.

L’intégration Européenne des traités supranationaux est d’essence réactionnaire. Elle menace de disparition pure et simple les Etats nationaux..  En France, toutes les conquêtes sociales et politiques arrachées depuis  la Révolution sont remises en cause. Celles de 1945 sont déjà largement battues en brèche. Il nous faut rentrer en Résistance. Aucune politique de progrès social et de renforcement économique de la France ne sera possible sous la surveillance de la Commission de Bruxelles et  de la Banque Centrale Européenne. L’Europe actuelle est impossible à « réorienter » car elle va dans le mauvais sens, et non pas seulement dans la mauvaise direction. Les communistes conséquents qui ont repris le drapeau du non de gauche à Maastricht abandonné par la direction mutante du PCF doivent s’efforcer de faire déboucher les luttes contre la casse de la production et des conquêtes sociales nationales sur la constitution d’un gouvernement de salut national et populaire chargé de rompre sur des bases de classe avec les structures mises en place par Maastricht-Amsterdam-Nice. Si nous ne prenons pas la tête de la lutte contre cette Europe et pour la souveraineté nationale, en prenant appui sur l’Europe des luttes, ce sont les fascistes qui s’en empareront pour la dévoyer et lui donner les pires perspectives. Leur travail dans ce sens est déjà bien entamé.     
 
1) S’affranchir des traités d’intégration européenne
a) Rupture avec la construction politique des traités d’intégration européenne
La première décision du gouvernement de salut national et populaire doit être la dénonciation de tous les traités supranationaux d’intégration capitaliste européenne (Maastricht, Amsterdam, Nice) et, le cas échéant, de déclarer caduque la « constitution » supranationale européenne. Cela implique automatiquement l’abandon de l’Euro et le retour à une monnaie nationale.
b)  Fin des contraintes économiques et monétaires de la zone Euro
La sortie de la zone euro entraîne mécaniquement la dénonciation du pacte de stabilité restreignant les dépenses publiques, ce qui permet à l’état d’intervenir efficacement sur le terrain social.
Rétablissement du Franc. Rétablissement du contrôle des changes, de la souveraineté de la Banque de France, du droit de la France à fixer ses propres taux d’intérêt. Réouverture de toutes les succursales de la Banque de France. Reprise de la frappe d’une vraie monnaie nationale aussi vite que possible,  portant les symboles de la République, et élimination de la circulation de toutes les pièces portant les symboles européens.
c) Mise en place de nouveaux échanges avec nos partenaires économiques et commerciaux
Ces mesures ébranleront tout l’édifice européen. L’Europe de Maastricht ne peut se construire sans la France, et disparaît pratiquement de fait. La France doit veiller à maintenir ses échanges sur de nouvelles bases, en  signant avec ses partenaires de nouveaux contrats. Tout sera fait pour prendre appui sur l’Europe des luttes sociales, consolider les coopérations économiques, culturelles et politiques entre Etats européens et non-européens pour reconstruire les bases économiques, culturelles et politiques de la souveraineté nationale.
2) Revenir à la souveraineté nationale
Toutes les mesures prises dans le cadre des traités européens vont dans le sens du renforcement du pouvoir du capital. Dénoncer ces traités est insuffisant si l’on ne revient pas sur les conséquences qu’ils ont eues depuis qu’ils sont en vigueur.
a) Retour à l’état national centralisé
Abrogation de la modification constitutionnelle stipulant que la France est une République décentralisée. Suppression de toutes les mesures prises à la suite de cette modification. Abrogation du statut administratif de la Région et fin des prérogatives du Conseil Régional. Fin du statut particulier de la Corse et de l’Alsace-Moselle. Retour au et réaffirmation du triptyque Commune-Département-Nation. Retour dans la fonction publique d’état des personnels transférés aux régions. Réaffirmation du caractère national de la police et de l’armée.  Retrait des soldats français de l’embryon d’armée européenne. Rétablissement des postes douaniers aux frontières, pour restaurer une véritable politique économique nationale et lutter contre la fuite des capitaux. Application aux contrevenants de sanctions sévères allant jusqu'à la confiscation de leur fortune et à la perte de leurs droits de citoyenneté.
 
b) Retour de l’armée, de la police et de la justice dans le cadre républicain
  Rétablissement de l’armée de conscription, garante des valeurs républicaines, et beaucoup moins coûteuse que l’armée de métier,  et du service militaire obligatoire. Participation de chaque citoyen à une formation militaire initiale et continue à l’issue de laquelle il disposera d’une arme utilisable aux seules fins de la défense nationale. Le but de l’armée nationale et populaire sera exclusivement da défense de la nation républicaine à l’exclusion de toute guerre d’agression.. Le rôle des engagés sera repensé de telle sorte que les militaires professionnels ne puissent servir à des fins antidémocratiques.
Séparation claire des missions de l’armée et de la police. Abrogation de la loi anti-casseurs et des lois Sarkozy calquées sur les modèles étasunien et britannique permettant de faire pression sur le prévenu en l’autorisant à plaider coupable, et de le condamner sur la base de témoignages anonymes.
 
c) Liberté rendue aux communes
L’Europe attaque aussi les Etats nationaux « par en bas », en renforçant les institutions « infranationales » (« eurorégions », groupements de communes), lesquelles attaquent les communes « par en haut » en développant une « supracommunalité ». Si la concertation entre les communes et la réalisation de projet commun intercommunaux peut constituer un réel progrès, il faut cependant lutter contre leur systématisation qui crée des instances de décisions échappant au contrôle des citoyens. Cela passe notamment par les mesures suivantes:
Institution d'une fiscalité communale équitable et suffisante entièrement assise sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques, sur l'impôt sur les sociétés et sur la TVA ; démantèlement des tutelles qui pèsent sur les communes, extension de leurs compétences et de leurs moyens d'agir en matière économique, en matière de contrôle des opérations foncières, en matière de gestion des eaux, en matière de contrôle de l'environnement, abrogation de toutes les coopérations intercommunales contraintes, droit pour les communes de se retirer des contrats de pays et des communautés de communes, renaissance des communes disparues par absorption sous prétexte de développement urbain.
3) Abolir les mesures réactionnaires prises dans le cadre de la construction de l’Europe de Maastricht
a) Arrêt de la casse de la production nationale

Dénonciation de tous les accords conclus entre l’Europe et l’OMC visant à libéraliser et à déréglementer l’économie, notamment l’Accord Général sur le Commerce des Services. Mesures de protection de l’économie nationale, principalement contre les produits de la surexploitation capitaliste de la main-d’œuvre des pays pauvres. Interdiction des délocalisations, de tout projet d’investissement à l’étranger ayant pour effet de démanteler le potentiel national en portant atteinte à l’emploi et au développement industriel ou agricole. Droit de recours suspensif du Comité d’Entreprise dans le cas d’annonce de suppressions d’emplois pour restructuration ou de cessation totale ou partielle d’activité de l’entreprise. Nationalisation, sans indemnisation des gros actionnaires, des grandes entreprises qui licencient alors qu’elles font des bénéfices. Aide prioritaire aux petites exploitation en difficulté, disparition des systèmes d’aides aux grosses entreprise agricoles prises dans le cadre de la P.A.C. (réforme Fischler...), strict contrôle sur les prix des produits agricoles pratiqués par la grande distribution. Définition de la politique agricole à partir des intérêts des paysans, et non des grandes firmes de l’agro-alimentaire. Taxation des transactions financières pour constituer les fonds d’investissement public nécessaires au financement des premières mesures de redressement national, et décourager les principaux mouvements de capitaux spéculatifs pour réorienter l’investissement vers la production.
b) Défense de l’Education Nationale et de la laïcité
 Interdiction claire par la loi de tout prosélytisme et de tout signe religieux quel qu’il soit dans le cadre de l’école publique. Interdiction de toute publicité ou opération commerciale à l’école. Suppression des  réseaux d’écoles,  de la globalisation des moyens et de l’éloignement des besoins des familles qui en découlent. Ouverture ou réouverture des écoles et classes nécessaires, notamment en milieu rural. Réouverture notamment de toutes les  petites classes de maternelles. Réaffirmation de la valeur des diplômes par les conventions collectives et du caractère national du baccalauréat par la suppression du contrôle continu et du contrôle local.  Interdiction de l’intervention du patronat dans l’éducation, ce qui suppose notamment la suppression du « lycée des métiers » et des « Groupes d’Intérêt Public ». Suppression des « pôles professionnels » et retour à la diversité des filières dans les Lycées Professionnels. Réaffirmation et renforcement du caractère national des diplômes universitaires par l’harmonisation des formation et la réduction des inégalités de moyens entre les facultés. Plan de sauvetage des matières menacées de disparition pure et simple à court terme (langues autres que l’Anglais et l’Espagnol, musique, arts plastiques, philosophie...). Préservation des structures de formation continue sous l’égide de l’Education Nationale. Dénonciation des accords de Bologne instituant le « LMD » ; retour au caractère national des diplômes. Réaffirmation de la loi de 1975 sur les personnes handicapées enfants et adultes (défense des filières spécialisées et augmentation des moyens mis à leur disposition).
c) Sauvetage de la culture et du sport en France, de la langue française et de la recherche
 Statut des intermittents du spectacle leur permettant de vivre de leur travail. Interdiction du recours systématique au statut d’intermittent par les patrons de l’audiovisuel, et obligation pour eux de salarier complètement leurs employés permanents au lieu de se décharger sur l’UNEDIC. Limitation des recrutements à l’étranger pour les clubs sportifs, et obligation pour eux d’avoir une vraie politique de formation. Réaffirmation du Français  comme langue nationale,  interdiction des titres de films,  des slogans publicitaires,  des publications universitaires, des enseignements dans une langue autre que le Français (sauf pour les langues vivantes). Une fois la primauté du Français et l’indivisibilité de la République réaffirmées, la défense des langues régionales, qui participent du patrimoine national,  et de l’accès à toutes sortes de langues et de cultures (y compris nord-américaine), devient possible et nécessaire.   Réouverture des centres d’apprentissage du Français en Allemagne, et demande de réouverture des Instituts Goethe en échange.  Augmentation des crédits de l’archéologie préventive et de la recherche drastiquement réduits par le gouvernement Raffarin. Réouverture de toutes les unités de recherche sacrifiées par Allègre et Haignerée. Retour de la recherche sous contrôle exclusif de l’Etat, hors des contingences de productivité et de course aux armements. Au niveau international, il faut redéfinir des schémas de collaborations transnationales (l’histoire de la conquête spatiale est bâtie sur ce modèle) plutôt que d’adhérer à des programmes internationaux sclérosants sous tutelle d’ONG ou d’entités politiques non représentatives comme la commission de Bruxelles. Il faut enfin que la politique nationale de recherche soit pilotée par des plans stratégiques définis par les représentants du peuple. Réaffirmation de la loi de 1901 sur la libre association. Développement du tourisme culturel populaire.
d) Sauvetage de la Sécurité Sociale et du système de santé
 Suppression de la tutelle de l’Etat et du patronat sur la Sécurité Sociale  - abrogation du plan Juppé - et restitution de sa gestion aux assurés sociaux.. Cotisations patronales au même taux que pour les salariés. Suppression des exonérations des cotisations patronales sur certains contrats de travail. Cotisation sur les revenus du capital aux même taux que sur ceux du travail.. Recouvrement des dettes patronales. Péréquation en grandes et petites entreprises, entre entreprises de main d’œuvre et entreprises capitalistiques de manière à ne pas pénaliser l’emploi et les PME. Plan d’embauche de tous les personnels nécessaires. Abandon de la maîtrise comptable des dépenses de santé, le budget de la santé devant être assis sur les besoins, ce qui implique une hausse importante des ressources, la réforme de l’assiette des cotisations et en premier lieu la réouverture, puis le développement et la modernisation des établissements fermés pour raisons économiques. Gratuité des soins pour les salariés, chômeurs et étudiants ayant un revenu inférieur ou égal au SMIC. Promotion de la santé de village, de quartier, familiale (préventive et curative).
e) Droits des personnes « handicapées »
 Le handicap tel que défini par l’O.M.S. est une situation de désavantage social. Le droit à compensation des « handicapés » doit être réaffirmé et constituer vraiment une obligation nationale comme indiqué dans l’article premier de la loi d’orientation du 30 juin 1975. En conséquence, leur statut, y compris l’APA, doit s’inscrire exclusivement dans le cadre de la solidarité nationale, et les projets de décentralisation au compte de la fiscalité locale et avec récupération sur héritage doivent être abandonnés (cela vise la transformation de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) en RME (ersatz de RMI), et la prétendue rénovation de la politique de compensation du handicap  (projet déposé par des sénateurs de l’UMP). 
 
f) Défense de l’agriculture, de la pêche, de l’environnement et des consommateurs
 Suppression des quotas et  montants compensatoires. Interdiction de la culture des OGM, de leur vente ou des produits en contenant, tant que leur caractère inoffensif n’a pas été prouvé. Interdiction des importations agricoles en provenance de pays utilisant des méthodes d’élevage et de culture insalubres. Interdiction des eaux territoriales aux navires transportant des produits polluants sans garanties de sécurité satisfaisantes. Abrogation des quotas de pêche fixés dans le cadre européen de manière à favoriser les grandes entreprises, et établissement de nouveaux quotas en accord avec les pêcheurs et l’IFREMER pour sauvegarder l’activité et les équilibres écologiques.   Interdiction des activités industrielles ou agricoles polluantes si les pollueurs ne prennent pas eux-mêmes les mesures pour poursuivre leur activité sans dégrader l’environnement. Nationalisation sans indemnités des entreprises qui continuent à polluer malgré l’interdiction ou en tirent prétexte pour fermer ou licencier. Augmentation des moyens pour la sécurité civile : les pompiers, par exemple,  doivent disposer d’au moins un canadair par département, voire beaucoup plus pour les départements « à risque »). 
 
g) Début de la reconquête sociale
Suppression du PARE et du RMA. Indemnisation de toutes les formes de chômage. Renationalisation des entreprises et services publics privatisés depuis la signature du traité de Maastricht. Fin de la logique comptable  pour les services publics. Fin de la « libéralisation » de la Caisse d’épargne. Réunification des Postes et Télécommunication - abrogation de la loi Quilès, d’EDF et GDF, retour à l’unicité du système ferroviaire supprimée par Juppé (suppression confirmée par Gayssot), retour de RFF à la SNCF. Cession pour un franc symbolique des activités privées utilisant les infrastructures des services publics. Rétablissement du monopole public dans le transport aérien. Dénonciation des accords sur l’organisation du ciel européen frappés du sceau de la déréglementation et de l’insécurité. Baisse des impôts indirects,   hausse suffisante des impôts directs ( sur le revenu, les sociétés, la fortune,  les propriétés immobilières, les placements financiers...) et imposition de tous les placements financiers et immobiliers, avec barème progressif  pour financer la remise en état du service public. Exonération de l’impôt des revenus inférieurs au SMIC.  Retour du taux du livret A à son niveau d’avant la baisse de 99 (Strauss-Kahn-Gayssot). Relance de la construction de logements sociaux. Dénonciation des accords européens de Barcelone sur l’augmentation de l’âge de la retraite, et abolition des lois Balladur et Fillon : retraite pleine à 60 ans - 55  pour les travaux pénibles et les travailleurs handicapés du milieu ordinaire comme du secteur protégé - après 37 annuités ½ de cotisation. Droit pour les ouvriers du bâtiment, de l’agriculture, de l’industrie, à partir après 37 ans ½ de cotisation quel que soit leur âge. Revalorisation des pensions de reversion des veuves pour parvenir progressivement à 75% de la pension du conjoint décédé. Abolition des dispositions restrictives sur l’APA. Taux de remplacement égal à 80% du meilleur salaire. Evolution de la retraite calquée sur celle des salaires et non des prix. Garantie des régimes spéciaux et particuliers de retraite. Suppression de la CSG et de la RDS.  Retour à l’interdiction du travail de nuit des femmes et de l’autorisation du travail des enfants de moins de 13 ans. Titularisation immédiate des emplois précaires dans les services publics dans le cadre du statut de la fonction publique. Interdiction de l’emploi précaire dans la fonction publique. Abolition de la loi Aubry. Limitation du temps de travail à 35 heures hebdomadaires dans un premier temps (32 pour les postes de nuit) sans perte de salaire. Réduction réelle du temps et de la quantité de travail. Respect et amélioration de la réglementation sur les durées journalières et hebdomadaire du travail. Création des emplois nécessaires pour améliorer les conditions de travail. Interdiction et abolition des mesures d’annualisation et de flexibilité du temps de travail.
4) Une politique extérieure indépendante et anti-impérialiste
a) Indépendance

Retour à l’autonomie diplomatique complète de la France. Cela ne signifie nullement, bien entendu, qu’il faille agir sans concertation aucune avec les autres pays européens, mais que les choix en matière diplomatique  ne doivent plus viser d’abord  l’accord avec eux. Reconstitution des capacités productives du GIAT pour satisfaire aux besoins de la défense nationale.
 
b) Anti-impérialisme
La sortie de Maastricht ne doit pas conduire à la reconstitution d’un impérialisme national. La France doit aussi combattre l’Europe en tant que pôle impérialiste en gestation visant à concurrencer l’impérialisme US,  sans cesser pour autant de s’opposer résolument à ce dernier, bien entendu. Une sortie rapide de l’OTAN, et de l’Alliance Atlantique est donc également inévitable. Evacuation par les troupes françaises de l’Afrique, des Balkans et de l’Afghanistan.
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